Bienvenue sur le site du LYCEE JEAN-MARC BOIVIN de Chevigny-Saint-Sauveur en Bourgogne
Débat sur le harcèlement

Lycée Jean-Marc Boivin

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Soirée débat sur le harcèlement et le bizutage

A l'internat

 

 

Parce qu'il faut mettre des mots sur des pratiques et savoir briser la loi du silence, une soirée-débat sur le harcèlement et le bizutage était organisée à l'internat du lycée Jean-Marc Boivin. Les cent élèves, tous sportifs, ont ainsi pu s'interroger sur des usages qui n'ont pas le droit de cité dans un établissement scolaire et dans le milieu sportif.

 

Un enfant sur dix souffrirait de harcèlement à l'école. La ministre de l'Éducation Nationale, Najat Vallaud-Belckacem, estime à 383 830 le nombre de victimes de harcèlement sévère du CE2 au lycée. C'est pour cette raison que la lutte contre ces agissements est devenue une grande cause nationale. "Notre établissement s'inscrit dans un triple projet : sportif, éducatif, mais aussi citoyen", a d'abord rappelé  Madame la Proviseure. "Grâce à cette soirée, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Vous allez devenir des relais de cette cause auprès de vos camarades de classe, mais aussi auprès de vos coéquipiers en club".

Pour animer la soirée, plusieurs élèves avaient préparé des lectures analytiques d'ouvrages, tous disponibles en libre service à l'internat et au CDI du lycée : "De la rage dans mon cartable", de Noémya Grohan et  "Harcèlement !" de Guy Jimenes. Tour à tour, ils ont dressé le portrait du harceleur, du harcelé, tout en détaillant les séquelles psychologiques, comme les difficultés de concentration, le décrochage scolaire, les troubles comportementaux, la dépression, que peuvent développer les victimes ainsi que les sanctions encourues par les coupables. À travers plusieurs vidéos, diffusées sur le site spécifiquement créé par le ministère de l'Éducation Nationale, les lycéens ont pu découvrir les différentes réalités du harcèlement : la violence, la répétition des agressions (verbales, physiques ou psychologiques) ou encore l'isolement et avoir l'assurance qu'une simple blague peut vite devenir un calvaire pour la personne qui la subit au quotidien.

Puis, la centaine d'internes s'est séparée en petits groupes de huit afin de débattre autour de deux questions : "Qu'est ce qui me motive pour faire une blague" et "quelle est la différence entre une blague et du harcèlement". Durant vingt minutes, encadré par un membre de l'équipe éducative du lycée, le groupe a échangé et un rapporteur a extrait et compilé les positions de chacun. Sous l'oreille attentive d'un psychologue, ils ont présenté les grandes pensées du groupe devant l'ensemble de l'assemblée, élèves et adultes.

Depuis plusieurs jours déjà, les internes étaient préparés à cette soirée et accompagnés dans leur réflexion. Un espace avait été spécialement matérialisé pour que les plus timides puissent poser leurs questions par écrit et ainsi s'intégrer dans le débat. Depuis la loi Royal du 17 juin 1998, ce mal silencieux est puni par la loi. Plusieurs outils ont été mis en place pour pallier ces phénomènes comme un numéro spécial ou une page Facebook. Car désormais, avec le développement des réseaux sociaux, le harcèlement ne s'arrête plus à la porte de l'établissement scolaire. Il devient aussi virtuel.